Pollution atmosphérique, l’alerte rouge déclenchée

Un nouvel épisode de poussières désertiques traverse actuellement notre artchipel et dégrade considérablement la qualité de l’air. Les niveaux en particules fines sont élevés. La qualité de l‘air est mauvaise. Gwad’Air ne prévoit pas d’amélioration.

Depuis ce mercredi 19 juin, la Guadeloupe est en alerte rouge qualité de l’air. Elle le restera ce vendredi 21 juin. La concentration en particules fines devrait en effet dépasser les 50 microgramme par mètre cube (50 μgm3) en moyenne sur 24 h, valeur correspondant au seuil réglementaire.

Cette pollution est principalement liée au passage des brumes de sables sur l’archipel guadeloupéen, mais également à l’activité humaine (combustion d’énergie fossile, moyens de transport, activités industrielles…).

Le préfet a déclenché l’alerte rouge qualité de l’air et invite chacun à suivre les recommandations sanitaires ci-dessous et à respecter les mesures pour réduire les émissions polluantes.

Alerte Rouge

Ce niveau de concentration de polluants dans l’atmosphère présente en effet un risque pour la santé  des personnes particulièrement sensibles (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, asthmatiques) et autres personnes souffrant naturellement de ce phénomène (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou s’accroissent lors des pics). Il est ainsi recommandé à cette catégorie de personnes en particulier de :

  • Limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe
  • Limiter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur

En cas de symptômes ou d’inquiétude, prenez conseil auprès de votre pharmacien ou consultez votre médecin.

Conséquences sur la population

La pollution de l’air résulte à la fois :

  • Des émissions de polluants provenant de divers secteurs d’activité (industries, transports, agriculture, chauffage…)
  • De phénomènes d’origine naturelle (vents de sable du Sahara, érosion des sols, éruptions volcaniques…)
  • De réactions chimiques se produisant dans l’atmosphère entre les polluants dits « primaires » (particules, oxydes d’azote, oxydes de soufre…) qui sont directement émis par les sources de pollution et qui sont à l’origine de la formation de polluants dits « secondaires » (ozone, particules…)

Dans le cas de la Guadeloupe la pollution atmosphérique est surtout due à ces brumes épaisses qui sont en fait constituées de terre et d’argile en provenance de plusieurs pays qui contiennent le désert du Sahara (Mali, Mauritanie, Tchad ou encore, le sud du désert marocain), situés pour la plupart en Afrique de l’Ouest.

Les particules fines pénètrent en profondeur dans les poumons plus elles sont fines et plus elles pénètrent facilement. Elles peuvent être à l’origine d’inflammations, et de l’aggravation de l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires. De plus, elles peuvent transporter des composés cancérigènes absorbés sur leur surface jusque dans les poumons.

Pourquoi les Antilles sont-elles touchées par la brume de sable ?

Au sein du désert du Sahara il y a des tempêtes de sable et parfois des mouvement tourbillonnaires qui font s’élever les particules, une partie de ces particules retombe au sol mais les plus fines d’entre elles de taille microscopique prennent davantage d’altitude et y reste et sont prise par le vent des alizés qui sont les vents réguliers qui soufflent toute l’année des deux côtés de l’équateur ils viennent du Nord-Est dans l’hémisphère Nord et du Sud-Est dans l’hémisphère Sud, c’est au profit de ce vent que les Antilles sont touché par elle chaque année. Ce phénomène est observable à la même période tout les ans, en période pré-cyclonique d’avril à octobre, puis cette brume de sable descend beaucoup plus au Sud, sur la Guyane et l’Amérique du Sud.

L’année dernière les épisodes de brumes de sables ont été plus longs et plus intenses.
En 2018, jusqu’à début août, on a comptabilisé 54 épisodes de brume de sable.

La brume de sable et ses conséquences sur la météo

Les particules de la brume de sable sont chaudes et absorbent de l’énergie. Quand elles arrivent dans des masses d’air humide, elles les brûlent. Cela génère de la vaporisation et la masse d’air est asséchée. Donc, plus il y a des brumes de sables condensées, plus ça assèche. Par exemple, le week-end des 4 et 5 août 2018, la Guadeloupe a eu un épisode de vigilance une onde tropicale assez active s’annonçait. Mais elle a étét atténuée, par cette forte brume de sable. Cependant la brume de sable ne nous protège pas des cyclone Après un cyclone, elle est souvent très dense. Mais dans les grosses tempêtes, il y a rarement de la brume de sable. En fonction de la latitude, la brume peut aussi renforcer les orages. Puisqu’il y a de l’air sec, de l’air froid, de l’air humide, on peut avoir des orages plus violents. On a alors de violent orages très électriques sans temps pluvieux, mais très électrique, donc dangereux.

Pour consulter l’indice atmosphérique et le niveau d’alerte cliquez ici

Pour consulter le communiqué préfectoral cliquer ici 

*Source Ministère des solidarité et de la santé – Guadeloupe 1 ère – France-Antilles – Gwad’Air – Préfecture Guadeloupe

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