Trois-Rivières

Politique sociale, une vision et des projets pour plus de proximité et de solidarité

La rédaction a rencontré Valérie Aricique, Vice-présidente du Conseil d’Administration du CCAS. Elle nous fait part du projet social élaboré par la collectivité .

Pouvez-vous définir les contours de la politique sociale de la municipalité ?
Notre politique sociale s’inscrit dans une démarche de proximité. Nous favorisons toutes les actions qui contribuent au mieux-être et au mieux-vivre de notre population au quotidien, de la petite enfance au grand âge, de la personne isolée aux familles, de la prévention à la remédiation des difficultés sociales. Nous tenons à «aller-vers» et à mobiliser l’ensemble des acteurs.

Un espace ressources accessible à tous
Ainsi, le CCAS se doit d’être un espace-ressources accessible à tous, en toutes circonstances, tant pour obtenir des informations que pour bénéficier d’un accompagnement. En plus des modes d’accueils traditionnels au sein des locaux, le CCAS se déploiera à terme dans les quartiers et sections conformément à la ligne politique de Monsieur le maire. Pour accroitre cette accessibilité, nous tenons des permanences en mairie ainsi que des rendez-vous personnalisés au domicile des personnes qui le souhaitent.
Nous développons la communication sur les activités du CCAS pour encourager toute saisine et permettre à notre population de mobiliser les dispositifs auxquels elle pourrait prétendre. C’est aussi un moyen de valoriser l’investissement de nos agents.

” Le CCAS est un véritable outil de coordination des intervenants sociaux sur le territoire qui doit répondre efficacement aux difficultés rencontrées par chacun” Valérie Aricique.

Une démarche de projet et de progrès
Le fonctionnement interne du service est revisité pour s’inscrire dans une véritable démarche de projet et de progrès. Pour la première fois, les agents élaborent un rapport annuel de leurs activités. Ce support servira à construire un projet de service tenant compte des réalités de notre commune. Il permettra aussi de définir des modalités de continuité des activités lors de situations critiques comme celle que nous avons connue durant le confinement. Trois agents sont en activité au CCAS, et nous devons pouvoir assurer notre mission de service public en cas d’empêchement de l’un ou l’autre tout en respectant la confidentialité des personnes accueillies.

Par ailleurs, nous poursuivons les temps forts collectifs habituels en les intégrant dans des projets structurants, avec des objectifs à atteindre et des indicateurs qui permettent d’évaluer la plus-value apportée.

Une coordination de l’ensemble des acteurs
Le CCAS est un organe qui doit être au centre de la politique sociale, un moteur pour l’ensemble des partenaires. Il coordonnera l’ensemble des acteurs pour améliorer le service rendu à la population.
Nous nous appuierons pour la première fois sur une analyse des besoins sociaux (ABS). Il s’agit d’une véritable démarche qui nous permettra de disposer d’éléments tangibles et de répondre en temps réel aux besoins de la population.

À partir de cette expertise partagée, nous pourrons fédérer l’ensemble des acteurs de notre territoire vers des objectifs communs. En outre, nous conforterons nos partenariats existants (actualisation des conventions et des réseaux) et en développerons d’autres immanquablement.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer pour les administrés en difficultés ?
Tout d’abord, une présence marquée des élus afin d’accompagner notre population dans une prise en charge sécurisée auprès des services sociaux. Notre réseau de proximité nous incite à accroitre nos actions directement au cœur des quartiers.
Toute demande d’intervention ou d’action auprès du CCAS sera tracée. Un accusé de réception nous permettra de suivre la demande en temps réel. C’est une garantie du suivi du dossier.
De plus, nous veillerons à réduire nos délais de réponse pour toute demande d’aide de notre ressort.
Nous engagerons nos partenaires en vue activer leurs dispositifs et ainsi mobiliser tous les leviers disponibles. La mise en place d’une Maison d’Accueil des Services Publics (MASP) est d’ailleurs envisagée.
Autre axe fort de notre mandature, l’amélioration de la qualité du service rendu à la population via un maillage efficace du territoire.

S’agissant du suivi des dossiers, comment être sûr qu’une demande d’aide est traitée ?
Comme énoncé précédemment, la traçabilité des interventions et la délivrance d’un accusé de réception sont des garanties certaines. Nos permanences en tant qu’élus et notre travail collaboratif avec les agents du CCAS sont également des moyens de rassurer tout un chacun.

Il n’y a jamais assez de social. Séniors isolés et en souffrance, jeunes majeurs souvent en situation de pré-délinquance, familles éclatées, addictions, errance sur la voie publique etc… Quels moyens sont mis en place pour apporter des réponses à toutes ces problématiques ?
L’analyse des besoins sociaux nous permettra de mesurer avec objectivité la réalité des problématiques sociales sur notre territoire et d’agir à bon escient avec l’appui incontournable des professionnels relevant du social. Nous pourrons d’ailleurs nous référer aux stratégies nationales – lutte contre la pauvreté, soutien à la parentalité, prévention de la délinquance, soutien aux aidants, vieillir en bonne santé etc…- et aux schémas départementaux qui en découlent.
La formalisation de réseaux est un moyen de partager les regards sur les problématiques et de coordonner les prises en charge. Ils permettent la mutualisation des expertises institutionnelles et associatives, des stratégies, des compétences humaines et des moyens financiers.
Rappelons que l’origine des recettes du CCAS relève à 86 % d’une subvention communale. Les dépenses servent à la rémunération des agents et les charges correspondantes à hauteur de 80 %. En nous inscrivant dans une logique de projet et de progrès, nous pourrons participer aux appels à projets (Réseau d’écoute d’appui et d’accompagnement à la parentalité, Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives…) et ainsi adapter les réponses aux problématiques tout en augmentant les capacités de financement via d’autres sources.
Enfin, pour mener à bien nos différentes missions, nous pourrons aussi compter sur l’ensemble des bénévoles qui s’impliquent déjà au quotidien dans des actions de solidarité. Nous pouvons prendre en exemple la mobilisation des membres de l’association AGIR’E pour la distribution de colis alimentaires durant le confinement. Nous tâcherons de conjuguer nos actions de façon efficace et rapide sur l’ensemble du territoire.

Quels sont vos grands projets ?
L’enjeu est d’inscrire le CCAS comme un véritable outil de coordination des intervenants sociaux sur le territoire pour répondre efficacement aux difficultés rencontrées par chacun.
Dans l’attente des résultats de l’analyse des besoins sociaux, nous pouvons classer nos projets sur 7 thématiques :
l’assistance aux personnes et aux familles
la lutte contre la pauvreté
l’accompagnement de la perte d’autonomie et le soutien aux proches aidants
l’intégration des personnes en situation de handicap
la prévention de la délinquance
l’amélioration de l’habitat
la préservation de la santé
Le contexte incertain que provoque la crise sanitaire invite aussi à encourager le développement des solidarités via les réseaux d’aide et de soutien mutuels animés par des bénévoles.
Au niveau de l’organisation interne du CCAS, il s’agira d’initier une démarche-qualité pour sans cesse améliorer le service rendu à la population.
Enfin, le programme social 2022 sera formalisé à l’occasion du débat des orientations budgétaires. Nous pouvons d’ores et déjà évoquer des animations dans les quartiers sur des thématiques ciblées et la poursuite des temps forts classiques en nous adaptant au contexte sanitaire.
La population en sera informée, sa participation étant fondamentale.

Propos recueillis par Chantal Mocka

Illustration : Pobreza – Luciano Bujeiro

Bulletin Municipal N°29

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