Trois-Rivières

Le parc archéologique des Roches Gravées

Situé au bord de mer date de 1970. Après des efforts de rénovation, le parc a rouvert ses portes en septembre 2008. D’une superficie d’un hectare, le parc s’étend sur la commune de Trois-Rivières, face à l’archipel des Saintes et plus loin la Dominique. On y découvre, au milieu d’un chaos de roches volcaniques (parfois très volumineuses provenant de l’explosion de la Madeleine à 4 km au nord) et d’une végétation luxuriante, les plus étranges témoignages laissés sur les pierres par les Indiens Arawaks, il y a 1 600 ou 1 700 ans, occupants de l’île avant les Caraïbes.

Les témoignages laissés sur les pierres s’appellent des dessins anthropomorphiques :

  •  Le parc c’est aussi un superbe jardin qui, au fil de la promenade, présente les différentes espèces de plantes courantes en Caraïbe. Certaines d’entre elles assuraient la base de l’économie des Amérindiens, comme le calebassier, le ricin, le roucou, le manioc, et le vétiver. Il existe un Centre de Ressources Archéologique situé au Collège des Roches Gravées à l’ouest du bourg direction plage de Grande-Anse.

 

  • L’Embarcadère du bord de mer à quelque 200 m du parc archéologique des Roches Gravées, l’Embarcadère du Bord de Mer connut au 18ème siècle une période faste de trafics illégaux.

Au début 20ème son marché était très fréquenté par les saintois pour la vente de poissons et l’achat de denrées maraîchères. Lors de la seconde guerre mondiale l’embarcadère fut la tête de pont de la dissidence, point de départ des volontaires pour la Dominique, tentant de rejoindre les forces françaises libres. Depuis l’essor du tourisme guadeloupéen, ce petit port a été aménagé comme port de desserte pour les îles des Saintes (archipel d’îles rattachées à la Guadeloupe).

  • La Villa Pastorale : Construite à la fin du 17eme par le commandant de quartier (titre qui préfigurait à celui de Maire), Gabriel Marre qui a joué un rôle politique et économique important à Trois-Rivières.

Il fut tué en 1793 pendant le massacre de Trois-Rivières lors de la révolte d’esclaves. Succession… M. Lauriole, son gendre Aubery appartenait à M. Vigne puis achetée par M. Charles Thomas Delacroix dit Tonton Lacroix, très humain est généreux. M. Dardet devient propriétaire en 1960, la municipalité de Trois-Rivières acquiert 6000 m² en 1998. Le domaine Lauriole avec la distillerie était une propriété qui partait de Grand’Anse témoin du passé colonial de Trois-Rivières. Les grands planteurs bananiers, propriétaires fonciers jouaient un rôle important sur la vie politique et économique de Trois-Rivières. C’est Dardet qui a baptisé la Villa du nom de « Pastorale » sans raisons particulières.

  •  Le Marché: Construit en 1956 par Yvon CHERUBIN, il est inspiré d’un marché du midi de la France. Autrefois son marché était très fréquenté, les Saintois y vendaient leurs poissons et y achetaient des denrées maraîchères dont ils manquaient sur leur île.

Au XVIIIe siècle, l’embarcadère a connu une période faste dans les trafics illégaux et les grands moments de contrebande. Cependant c’est au cours de la Seconde Guerre mondiale qu’il porte haut le flambeau patriotique en jouant le rôle de tête de pont de la dissidence, d’où partaient les volontaires pour la Dominique tentant de rejoindre les forces françaises libres.

  •  La plage de Grande-Anse, située à l’endroit où la rivière se jette à la mer.

Avec ses vagues déferlantes, et son beau sable fin de couleur noire luisant, la plage est dans une anse qui est la plus vaste de la Guadeloupe. C’est une station balnéaire très fréquentée et un paradis pour les surfeurs et les adeptes de bodyboard. la plage proprement dite s’étend sur 840 mètres. C’est également un lieu de ponte des tortues marines. Elle est protégée par un arrêté Biotope du 30 juin 1997 destiné à assurer la conservation des biotopes nécessaires à la reproduction , l’alimentation, le repos et lors de la nidification, la survie des tortues marines présentes sur la plage.

  •  Le Littoral de la Grande Pointe, situé à l’est de la commune, (pour y parvenir prendre la section de Chemin Neuf), balade d’une heure et demie environ, d’accès assez facile offre aux visiteurs un panorama extraordinaire avec une vue imprenable sur les Saintes et la Dominique.

Aménagé depuis 1996, on peut consulter le premier panneau d’information qui nous trace l’itinéraire jusqu’à l’Anse Duquery, sous un splendide figuier maudit qui étonne par son implantation aérienne, et profiter aussi de l’aire de repos qui s’y trouve. Au bout d’une dizaine de minutes de marche, comprenant une petite descente sans trop de difficulté, on arrive au niveau de la mer à l’Anse Grande Ravine. Le sable noir qui arrive selon la période, transforme cet endroit rocailleux en plage. Dans les sous-bois, seul le bruit des vagues et du vent parvient aux oreilles désormais, cette forêt domaniale du littoral est surprenante, on s’attend à une forêt sèche, et pourtant c’est une forêt mésophile, qui nous accueille, la variété de la flore est une autre surprise , on peut découvrir une végétation de bord de mer avec ses arbres en « drapeaux », raisiniers bord de mer (Coccoloba uvifera) sculptés par les alizés.
Dix minutes plus tard, on est à la Grande Pointe ou Pointe « à la Taste », où on y découvre quelques vestiges dont :

  •  la batterie en forme de « Fer à Cheval » où existent encore deux canons récemment posés sur des socles en bois qui les revalorisent.

Cachée dans la végétation, on découvre:

  •  la poudrière, bien conservée, une petite construction en pierre, avec ses murs épais qui servait à entreposer des munitions ;
  • un rempart de fortification qui servait à la défense de la côte contre les envahisseurs.

Notre balade se poursuit, en découvrant de nouvelles espèces végétales telles que le poirier (Tabebuia Pollida) ou plus curieux encore, ce fameux palmier à épines appelé palmier Glouglou ou Coco à diable. Une espèce rare et menacée en Guadeloupe. Facile à identifier, cet arbre est recouvert d’épines du pied à la tête.
À l’Anse à sable, coin bien connu depuis l’échouage du voilier du navigateur Claude Bistoquet lors de sa première traversée de l’Atlantique en solitaire, on longe la côte en marchant presque dans l’eau. Autrefois à cet endroit, il existait un souffleur (petit trou dans la roche où passait l’eau de mer par jets en émettant un sifflement) et obstrué à l’heure actuelle.
On est reparti à travers bois en passant par l’Anse Ravabotte connue pour le débarquement des clandestins. Puis jusqu’aux ruines d’un ancien moulin à vent, le seul de la région, presque intact, enlacé par les racines d’un figuier maudit. À cet endroit, on peut se reposer si nécessaire et profiter des panneaux qui nous retracent l’histoire du site. Tout à côté, les ruines d’une ancienne distillerie à peine visible, cachées par le feuillage.
On quitte ce coin paisible, pour se diriger vers la plage de l’Anse Galets. Tout juste avant, à quelques mètres du rivage, curieusement s’échappent des racines d’un arbre de l’eau… une source prend naissance et sur les roches tout autour, dont une moitié noyée, des gravures rappellent la présence des premiers habitants de l’île.
Peu après la traversée de la rivière du Petit Carbet, généralement asséchée, mais par temps de pluie et avec un peu de chance peut offrir une belle cascade, petite rigole (toboggan) naturelle de 30 mètres de long creusée dans le roc basaltique par la violence du courant infatigable, du haut de laquelle l’eau se précipite en pente douce, mais rapide, vers un bassin large inférieur, appelée la Coulisse, au terme de la balade, on arrive au parking de l’Anse Duquéry.

  •  Sentier de l’Acomat, de l’Anse Duquéry au Parc des Roches Gravées.

Bulletin Municipal N°29